La réalité virtuelle va-t-elle tuer le voyage d’affaires ?

Les perspectives offertes par les nouveaux outils de réunion à distance – salles de réunion immersives, casques de réalité virtuelle – sont prometteuses. Peuvent-elles pour autant remplacer la poignée de main qui scelle la signature du contrat ?

A l’heure où les meetings politiques ont lieu par hologramme interposé, on peut se demander pourquoi les entreprises ne se sont pas encore engouffrées dans la brèche, pour organiser leurs réunions d’affaires avec leurs partenaires situés à l’autre bout du globe. Il est vrai que cette technologie est encore coûteuse et perfectible en termes d’interactivité. En tout cas, elle n’est pas la seule à mobiliser l’attention. De nombreuses startups planchent sur l’avenir des réunions d’affaires.

C’est le cas de Manzalab qui développe une solution prometteuse. Les participants sont fidèlement représentés par des avatars, reproduisant leurs gestes et expressions. Une suite d’outils collaboratifs la complète, qui permet de partager idées et documents en temps réel. De quoi ajouter une dimension supplémentaire aux solutions actuelles du marché (Skype for Business, Google Hangouts, etc.).

Autre piste à suivre : celle des casques de réalité virtuelle, permettant de s’immerger, en 3D, dans un environnement distant. Le futur casque HoloLens de Microsoft devrait acter un saut technologique avec les produits existants (Oculus Rift, HTC Vive). Pourquoi ne pas imaginer d’y faire évoluer, sous forme d’hologrammes, les clients ou fournisseurs de l’entreprise ? L’idée est dans les tuyaux.

Les limites du procédé

Pour l’utilisateur, ces nouvelles solutions, tout comme celles déjà commercialisées, présentent des avantages indéniables. Elles simplifient l’organisation des réunions, font gagner du temps aux participants en leur évitant des déplacements fastidieux et allègent d’autant le budget des frais de représentation de l’entreprise. Mais cette mise en contact virtuelle peut-elle pour autant remplacer le contact direct entre partenaires d’affaires ? A plus forte raison lorsque ces derniers partagent une culture du business aux antipodes, éloignement oblige ?

Force est de reconnaitre que tout n’est pas « dématérialisable ». Difficile en effet de contracter avec un fournisseur de premier rang sans se rendre au préalable dans son usine, pour évaluer in situ la qualité de ses installations et de sa production. Difficile aussi, de percevoir à distance toute la richesse d’un échange en face à face, notamment les subtiles nuances du langage non verbal. Mais aussi de maintenir l’attention de ses interlocuteurs au-delà d’un certain laps de temps.

Si les outils de réunion virtuels ont de beaux jours devant eux, notamment pour des réunions factuelles ou de suivi d’étape dépourvues de caractère stratégique, il est peut probable que les décideurs cessent de prendre l’avion demain pour négocier de visu leurs intérêts avec leurs partenaires commerciaux.


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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