Le commerce mondial rebondit à 3,1%

3,1%. C’est le chiffre maximum espéré pour la croissance des échanges dans le monde. Le dernier indicateur des perspectives du commerce mondial de l’OMC laisse apparaître une (timide) reprise des échanges. Et table donc sur une croissance de 1,8 à 3,1 % en 2017 à l’échelle du globe. Encourageant. Mais gare à l’impact de certaines politiques protectionnistes.

Tous les voyants au vert… ou presque. Fret aérien, ventes d’automobiles, commandes à l’exportation, expédition de conteneurs… Autant d’indicateurs permettant de jauger les performances du commerce au niveau mondial. Lesquels ont tous « enregistré une solide progression ces derniers mois », relève une étude de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) menée sur le premier trimestre 2017. Et d’insister en particulier sur « le nombre de tonnes-kilomètres de fret international {…} monté en flèche, l’ensemble des transporteurs aériens européens ayant enregistré une forte croissance. » Le trafic de conteneurs dans les principaux ports s’est par ailleurs redressé après une forte baisse, tandis que l’indice automobile est « reparti à la hausse », dixit après avoir plongé en milieu d’année dernière.

Du Brexit à Donald Trump : l’ère du « repli sur soi » pour le commerce mondial

Résultat : après une (très) modeste croissance de 1,7 % en 2016 – score le plus faible depuis 7 ans -, l’institution de Genève table sur une hausse de 1,8 à 3,1 % pour l’année en cours. Un bol d’air alors que le commerce de marchandises et de services progresse désormais moins vite que la production mondiale elle-même. À titre de comparaison, l’Insee prévoit en France 0,3 % de croissance au premier trimestre, et 0,5 % au deuxième.

Au niveau mondiale, ce ralentissement global est renforcé, selon nombre d’économistes, par les politiques protectionnistes menées sur les principaux pôles de production et de consommation du globe. Entre l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche et un courant isolationnisme, poussé par le Brexit, qui secoue l’Europe, « le repli sur soi est en effet évident », relève Joseph Nye, universitaire américain. Pour preuve : le nombre d’accords d’échanges commerciaux entre pays ou zones économiques a chuté par rapport aux années 2000.

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« Aider les pays pauvres »

Malgré tout, cette reprise – en volume – du commerce mondial semble, sinon robuste, au moins suffisamment marquée pour durer. Cette dynamique pourrait d’ailleurs, selon l’OMC toujours, se maintenir en 2018 pour atteindre une croissance de 4 % environ.

L’enjeu est de taille. La croissance du PIB de chaque pays dépend – en Europe au moins – de la teneur et de la vigueur de ces échanges. Lesquels doivent toutefois être mieux partagés. « Nous devrions chercher à mettre en place un système commercial plus inclusif. Et ce pour davantage aider les pays pauvres à y participer et à en tirer parti. De même que les entrepreneurs, les petites entreprises et les groupes marginalisés dans toutes les économies », relève ainsi  Roberto Azevêdo, directeur général de l’OMC. Un vœu pieux ? Pas si sûr alors que les lignes du commerce mondial bougent, avec l’émergence du marché Afrique, après celui d’Asie.


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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