E-santé : grand saut dans le parcours médical de demain

Santé numérique, santé connectée, télémédecine… Autant de qualificatifs pour désigner la médecine de demain. Une « e-santé » qui permettra, promet-on, d’améliorer le suivi des patients, de lutter contre les déserts médicaux et de faciliter l’exercice des professionnels de santé. Mais pour l’heure les champs d’application de cette cyber-santé restent limités.

E-santé : un sous-marché des MedTech estimé à 4 milliards

D’ici 2020, 25 à 80 milliards d’objets connectés, selon la Fédération de l’hospitalisation privée, devraient circuler entre les utilisateurs, patients et médecins.

Consultations à distance, dossier médical dématérialisé, télémédecine… À quoi ressemblera dès lors « notre » parcours de soin ?
« Il est encore trop tôt pour trancher », s’accordent les prospectivistes. Mais une chose est sûre, la santé connectée fait parler d’elle. Et attise déjà l’appétit des industriels et professionnels du secteur. Le marché hexagonal de la santé connectée connaît en effet une croissance fulgurante, de l’ordre de 7 % par an et devrait peser 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici deux ans à peine, selon une récente étude de Xerfi, (tandis que le large secteur des MedTech est déjà à 19 milliards de CA en France !) C’est un marché très prometteur. Les projets en développement sont pléthores », constate un médecin hospitalier lyonnais.

robot-chirurgien

La chirurgie robotique est en pleine expansion, comme au CHU de Toulouse où le robot-chirurgien Da Vici aide aux opérations : https://www.chu-toulouse.fr/-chirurgie-robotique-da-vinci-r-

De l’incubateur au praticien, du monde de la recherche à la sphère politique… La santé connectée bouscule tous les milieux et tous les métiers, y compris ceux de l’assurance. Pour la revue spécialisée L’Argus de l’assurance, l’e-santé apparaît « comme une intéressante voie de diversification {pour le secteur}». Cette dynamique, la Direction générale des entreprises (DGE) la relevait en 2016 déjà dans une note prospective sur la santé connectée. « L’e-santé est (…) porteuse d’un potentiel d’améliorations pour le système de santé, pour ses professionnels comme pour les patients et la population en général ».

Cette mutation vers la santé connectée est pourtant plus complexe qu’il n’y paraît. De fait, « c’est un secteur qui reste flou », reconnaît le même praticien lyonnais. « Le déploiement de l’e-santé peine, en particulier en France, à trouver sa voie et reste cantonné à des expérimentations qui se succèdent », confirme la DGE. Et de juger, catégorique : « l’e-santé ne modifiera réellement les pratiques qu’en changeant de dimension ».

Quelle régulation ?

La révolution « e-santé » est certes en cours mais se traduit pour l’heure (surtout) par la possibilité de consulter à distance. C’est d’ailleurs ce que propose la plateforme française de télémédecine Qare, laquelle permet aux patients d’obtenir un avis médical à distance dans 17 disciplines, via un échange en vidéo « Nous montons des partenariats avec des professionnels pour assurer la livraison des médicaments. », précise dans les colonnes du quotidien Les Échos, Nicolas Wolikow, son fondateur.

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Reste pourtant, au sujet de l’e-santé, d’énormes inconnues réglementaires. Les dispositifs proposés suscitent souvent des questions éthiques, notamment au regard de la diffusion des données personnelles de santé. Sur ce point, la réglementation française manque encore de précision ou à l’inverse, est jugée parfois comme un frein à l’innovation. « Le gouvernement et les professionnels discutent sur une régulation à venir », témoigne Nicolas Wolikow.

Changer les usages tout en s’adressant au plus grand nombre… Et viser un modèle économique pérenne. Tels sont les autres principaux défis d’une filière qui se caractérise, souligne la DGE, « par une grande hétérogénéité quant à la maturité des entreprises qui la composent ».

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