L’imprimante 3D, une nouvelle révolution industrielle

La France est partie en retard dans l’impression 3D ? Certes, mais elle met aujourd’hui les bouchées doubles dans les investissements pour se positionner dans cette course mondiale. Industrie automobile, joaillerie, maroquinerie, optique, matériel médical ont ainsi revu leurs processus de fabrication pour gagner en rapidité et abaisser les coûts. Ainsi, les secteurs d’activités les plus traditionnels se voient réinventés par cette technologie nouvelle.

L’imprimante 3D : plus d’agilité dans la conception des produits

Chez Charmant France, filiale du groupe japonais de lunettes haut de gamme, l’imprimante 3D est intégrée au bureau de design depuis cette année. « Notre processus créatif a été entièrement revu, pour gagner en agilité », explique Nicolas Berne, design manager. Cette nouvelle technologie permet un prototypage rapide. « A partir d’un logiciel adapté, je conçois un modèle que je peux imprimer en trois heures. »

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Le logiciel contenu dans l’imprimante 3D indique même le coût de la matière plastique utilisée, entre 5 et 15 euros suivant les modèles. «En temps normal, les prototypes sont fabriqués à la main, ce qui est beaucoup plus coûteux et nécessite des allers-retours avec l’atelier », ajoute-t-il. . Ce processus permet au final d’ajouter des étapes, ce qui représente une grande valeur ajoutée dans la production de modèles de lunettes alliant luxe et confort.

A la pointe de la technologie dans un métier traditionnel et conservateur

Les petites entreprises sont tout aussi impactées par l’émergence de cette nouvelle technologie. Pour Divinescence, jeune joaillier spécialisé dans la fabrication de bijoux en diamants et pierres précieuses, l’imprimante 3D a été à l’origine même de la création d’un nouveau concept. Son fondateur, Jonathan Herbatschek, diamantaire à Anvers, raconte ainsi son point de départ. « Je voulais créer une marque. J’avais dessiné 80 modèles de bagues et bijoux. Pour fabriquer cette collection, 600.000 euros étaient nécessaires ». Sur un salon de la technologie en 2014 à Genève, il découvre la modélisation 3D. Il lance sa marque dans la foulée. Plus besoin de faire fabriquer des moules en cire pour les bagues chez des maîtres mouleurs. Une imprimante 3D, via un prestataire, se charge de cette étape, à partir des fichiers produits. En revanche, le polissage et le sertissage des diamants et pierres précieuses restent l’apanage des tailleurs professionnels. « Ce procédé me permet de proposer des bijoux 40 à 60% moins cher », analyse Jonathan Herbatschek. En effet, les clients choisissent des modèles standard ou personnalisés qui sont ensuite fabriqués à coût réduit, sans besoin de stock ni de point de vente physique puisque les clients consultent le catalogue sur le site internet de Divinescence.

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Si les géants de l’industrie s’équipent de l’imprimante 3D, les PME ont souvent recours à des sous-traitants qui se développent partout en France. « Cette nouvelle technologie prend moins de place que les machines-outils traditionnelles. Paradoxalement, elle contribue à remettre les grandes villes, dont Paris, au cœur de l’industrie. », analyse un expert du secteur. Par ailleurs, les progrès sont tels que tous les 4 à 6 mois, de nouveaux modèles sortent pour une efficacité et une créativité toujours accrues. Dans la Silicon Valley, des start-up envisagent déjà de produire de la nourriture imprimée en 3D à partir d’insectes réduits en poudre et insérés dans des cartouches. Reste à savoir si les goûts des consommateurs suivront le progrès technologique !


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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