Observatoire de l’Uberisation : à quoi va-t-il servir ?

Animé par des entrepreneurs, ce nouvel observatoire doit permettre de produire des propositions, et de relever les défis de nature sociale, fiscale et économique soulevés par l’uberisation de l’économie.

« Changement rapide des rapports de force grâce au numérique» : telle est la définition de « l’Uberisation » – du nom de la plateforme américaine de mise en relation entre particuliers et chauffeurs privés -, mise à la une du site de l’Observatoire de l’Uberisation … Ce nouveau dispositif a vu le jour au début du mois d’octobre 2015, lancé par Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs, et Denis Jacquet, président de l’association Parrainer la Croissance.

Une révolution numérique … et fiscale

Pour animer leur Observatoire, les deux fondateurs sont accompagnés d’une vingtaine de personnalités, entrepreneurs, politiques et experts, aussi divers que l’anthropologue Pascal Picq, le député Laurent Granguillaume (auteur du rapport sur la simplification des régimes juridiques, sociaux et fiscaux de l’entrepreneuriat individuel), ou le créateur de KissKissBankBank Vincent Ricordeau.

Que vont-ils faire ? D’abord analyser le phénomène qui touche un grand nombre de secteurs, des taxis aux restaurateurs en passant par les avocats, les banques et les notaires. Et ce n’est pas fini : d’autres services sont en voie d’uberisation rapide. Toutes ces nouvelles activités, notamment celles fondées sur la sous-traitance, comme Uber, font travailler des milliers de travailleurs indépendants qui choisissent souvent le statut d’autoentrepreneurs, tels les chauffeurs de la célèbre plateforme. Quel dialogue social doit-on construire entre les grandes plateformes et les indépendants qui y collaborent ? Doit-on revoir le droit du travail pour cadrer la relation entre les deux parties ? C’est l’enjeu social de l’uberisation. Par ailleurs, ces activités « disruptives » ne rentrent pas dans les standards de l’administration et sont accusées d’échapper à l’impôt. La révolution est numérique mais aussi fiscale.

Six mois pour un livre blanc

Aménagement de la fiscalité, financement du système social, refonte du dialogue social … Sur tous ces sujets, «l’Observatoire se donne six mois pour faire des propositions sous la forme d’un livre blanc, indique Grégoire Leclercq. Le but n’est pas d’être pour ou contre l’uberisation mais d’accompagner la tendance plutôt que de s’affronter ». Il est vrai que le phénomène reste explosif car il remet en cause le modèle classique du travail salarié.
Cet Observatoire veut aussi avoir un intérêt pédagogique. Dans l’esprit de la majorité des français, les services uberisés facilitent la vie et font souvent faire des économies. Mais l’uberisation reste encore une notion floue, utilisée à toutes les sauces. Le site Internet de l’Observatoire qui a attiré environ 2.400 visiteurs uniques dès la première semaine, a au moins le mérite de vouloir clarifier le phénomène.

www.uberisation.org

 

L’uberisation expliquée dans un MOOC
Comprendre « l’uberisation » et la disruption numérique, c’est le thème du nouveau MOOC (cours massif en ligne et gratuit) proposé par l’Institut Mines-Télécom. Business models numériques, open innovation, objets connectés … le cours fait découvrir 15 notions fondamentales pour décrypter les nouveaux mécanismes de l’innovation et de l’entrepreneuriat dans le digital. Chaque notion est expliquée par une vidéo pédagogique de 5 minutes avec la participation d’enseignants de Mines-Télécom. Le cours s’adresse à un large public : professionnels, étudiants ou simples curieux. Début des cours sur la plateforme FUN le 28 octobre. Une version en anglais sera disponible sur Coursera dès le 17 novembre.
www.france-universite-numerique-mooc.fr

 

Bruno Askenazi


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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