Paris et Berlin veulent mettre 1 milliard pour les start-up

La France et l’Allemagne cherchent les modalités de lancement d’un fonds.

Ils ne savent pas encore comment ils vont s’y prendre, mais la volonté est là. Paris et Berlin veulent créer un fonds de 1 milliard pour aider les start-up. « La France et l’Allemagne veulent mettre en place une initiative de croissance d’un volume global de 1 milliard d’euros », a déclaré mardi à Berlin le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, à l’occasion de la conférence numérique franco-allemande. Il avait annoncé sa proposition le matin dans « Les Echos ».

« Nous soutenons cette idée de la création d’un fonds au niveau européen avec 1 milliard d’euros, qui permette à nos entreprises de passer ce moment souvent délicat, mais toujours passionnant et décisif de leur montée en puissance », a répondu le ministre français Michel Sapin.

La France avait mis sur la table une proposition il y a un an, explique Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, qui veut lier ce volet financier au rapprochement des deux écosystèmes français et allemand. « C’est une nécessité absolue », dit-elle aux « Echos ».

En octobre 2015, à l’occasion de la première conférence numérique franco-allemande, Paris et Berlin avaient déjà posé une première pierre à leur édifice. Bpifrance, la banque publique allemande KfW et le Fonds européen d’investissement (FEI) avaient alors annoncé un apport commun de 75 millions d’euros au fonds de capital-croissance Partech Growth. Leur nouvelle ambition va donc bien au-delà, mais sa réalisation est délicate.

Un label commun de cloud

L’idée de Paris était de partager le montant entre ces trois mêmes acteurs, tout en ajoutant un quatrième investisseur privé. Berlin propose, de son côté, de baser l’initiative avant tout sur le FEI. « Les modalités restent à définir mais la volonté politique est là », souligne un proche du dossier. A cinq mois des élections françaises età dix mois des élections allemandes, « il ne faudrait pas que ce sujet soit noyé dans les échéances électorales », avertit cependant Axelle Lemaire.

Pour le secteur, le projet est important. « Certaines jeunes pousses qui travaillent sur des technologies en amont ont besoin d’une perspective de long terme, mais n’intéressent pas les acteurs classiques de capital-risque, explique Ulrich Schmitz, patron d’Axel Springer Digital Ventures. Cela les aiderait d’avoir accès à des fonds publics ». La filiale du groupe d’édition allemand est actionnaire du moteur de recherche français Qwant, qui a annoncé mardi un partenariat avec Open-Xchange dans la messagerie.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et son homologue allemande, le BSI, ont par ailleurs signé la création d’un label commun, European Secure Cloud, pour les services informatiques en nuage. Angela Merkel veut aller plus loin. « La France et l’Allemagne doivent discuter ensemble de la façon dont nous pouvons protéger nos infrastructures critiques », a dit la chancelière, de plus en plus sensible aux aspects de cybersécurité.

 

Thibaut Madelin

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Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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