SendinBlue, la solution de marketing relationnel, lève 30 millions d’euros

La start-up s’appuie uniquement sur le fonds de capital-risque Partech Ventures. Elle veut s’imposer auprès des 50 millions de TPE-PME dans le monde.

Avec ses 30 millions d’euros levés auprès du seul fonds Partech Ventures, SendinBlue illustre la nouvelle dimension dans laquelle est entrée la French Tech. Les tickets sont plus élevés et la bataille pour soutenir les start-up tricolores, plus âpre. Cette jeune pousse fondée en 2012 par Armand Thiberge et Kapil Sharma, qui a quitté l’entreprise à l’occasion de ce tour de table, évolue dans le marketing et propose un logiciel en mode SaaS aux TPE-PME. Sa solution permet d’envoyer des e-mails et des SMS à partir de scénarios marketing personnalisables et pour un abonnement qui démarre à 4 euros par mois. « Sur les 50 millions de petites et moyennes entreprises dans le monde, seules 4 % sont équipées d’une telle solution, analyse Armand Thiberge. Mais nous sommes sur un marché d’équipement, et cela va très vite. »

Déjà présent dans 140 pays et avec un chiffre d’affaires réalisé à 60 % à l’international, SendinBlue se trouve à la croisée des chemins. Si elle assure être rentable, la start-up doit désormais investir dans son propre marketing et l’amélioration de son produit pour se déployer le plus rapidement possible. « Depuis notre création, nous avons une croissance annuelle à trois chiffres, mais nous avons de grandes ambitions et avions besoin d’un partenaire pour nous accompagner », concède le fondateur.

Une levée bouclée en deux semaines

Lorsqu’il cherche des capitaux au printemps dernier, plusieurs fonds d’investissement sont sur les rangs. Il n’aura fallu que deux semaines pour conclure l’opération avec Partech, comme se rappelle Armand Thiberge : « Nous les avons rencontrés début juin, et nous avons reçu la « term sheet » quinze jours plus tard. Une levée de fonds est aussi une affaire humaine, et le courant est passé tout de suite. Ils nous apportent leur vision et leur réseau, ce qui est très important dans notre domaine. »

Transformer les utilisateurs gratuits en payants

Sur le plan du produit, plusieurs nouvelles fonctionnalités vont faire leur apparition : une plate-forme pour communiquer via Facebook dans un premier temps, et Instagram dans un second. Il sera possible également d’opérer des campagnes de « retargeting » en display, « nous apporterons ainsi aux TPE-PME ce que fait Criteo pour les grands comptes », avance le fondateur. L’enjeu est de transformer la base de ses 600.000 utilisateurs en clients fidèles. Car aujourd’hui, une très large majorité d’entre eux se servent de SendinBlue gratuitement. « Pour les faire basculer en payant, et trouver de nouveaux clients, nous avons besoin de renforcer les équipes marketing et produit », avoue Armand Thiberge. La communauté du marketing semble avoir déjà clairement identifié SendinBlue comme l’une des solutions à bas coût pour lancer des programmes de fidélisation de leurs clients. La start-up s’immisce dans le classement des plug-in les plus téléchargés sur Prestashop, la plateforme e-commerce française, entre Google Analytics, PayPal et Stripe.

Face à Mailjet et MailChimp

A ce jour, 45 personnes composent les équipes techniques basées en Inde, 35 autres en France, et une dizaine de collaborateurs forgent le bureau américain à Seattle. Les Etats-Unis ne sont pas la priorité de la jeune pousse à ce jour, puisque le leader mondial, MailChimp, y truste le marché. Mais sa notoriété en France continue de grandir, notamment face à Mailjet (près de 18 millions de dollars levés au total) qui vient de conclure un partenariat avec Station F pour aider les start-up qui y sont hébergées. Lors de la dernière élection présidentielle où SendinBlue avait été retenu par Benoît Hamon et Nicolas Dupont-Aignan, la start-up a mené une étude sur la manière dont l’ensemble des candidats utilisaient l’e-mail. Belle joueuse, elle avait alors concédé que Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron s’étaient imposés en tête de son classement, loin devant ses clients éphémères.

 

Guillaume Bregeras


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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