Side lève 5 millions d’euros pour transformer l’intérim pour les jeunes

La start-up vient de lever 5 millions d’euros, notamment auprès de Xavier Niel et de Jacques-Antoine Granjon. Elle propose une application pour gérer l’ensemble de la prestation intérim.

Millennials et intérim. Deux termes que l’on voit rarement associés, tant l’approche du monde du travail du premier semble éloignée de celle du second. Une start-up a décidé de résoudre cette équation avec une solution qui permet aux entreprises de recruter des jeunes pour des missions très ponctuelles. Concrètement, The Kooples ou Bang & Olufsen y trouvent leurs vendeurs occasionnels, comme le Printemps ou Frichti y identifient leur main-d’oeuvre pour effectuer des tâches logistiques.

Créée en juin 2015 par trois étudiants d’HEC et un autre de l’école 42, la jeune pousse vient de boucler une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès de nouveaux investisseurs – Xavier NielJacques-Antoine Granjon, Aglaé Ventures – et les historiques – Connect Ventures, Fly Ventures et The Family. Déjà présent à Paris, à Lyon et à Londres, Side veut utiliser ces fonds pour « investir dans le produit, explique Gaspard Schmitt, l’un des quatre cofondateurs. Nous voulons créer un modèle pour les entreprises qui nous utilisent. Qu’elles puissent par exemple piloter l’appli depuis leur smartphone. » Side souhaite aussi doubler son effectif, de 25 personnes réparties entre la France et le Royaume-Uni.

Microentrepreneur

Car, pour l’instant, la solution n’est disponible en version mobile que du côté des « Siders », les jeunes qui répondent aux annonces. Ils doivent d’abord rentrer leur profil dans l’application, avant de recevoir des notifications avec des propositions de mission. Side se charge ensuite de la sélection pour le client. Avec son outil, la start-up est capable de déterminer le meilleur profil, mais aussi le plus motivé pour la tâche à accomplir, comme l’explique Gaspard Schmitt : « Pour sélectionner la personne que nous allons adresser aux entreprises, nous évaluons l’expérience du candidat bien entendu, mais aussi d’autres critères, comme la rapidité de sa réponse, l’âge ou sa notation. » Chaque travailleur indépendant est noté par l’entreprise qui l’emploie, selon un système d’étoiles qui permet de le recommander à d’autres. « A ce stade, nous effectuons encore la sélection des profils adéquats pour une annonce, mais l’objectif est d’automatiser cette étape », prévient le cofondateur.

Chaque travailleur de la plate-forme intervient en tant qu’autoentrepreneur. C’est le statut qui convient le mieux à cette génération et qui se confirme dans les chiffres de Side. Le salaire annuel le plus élevé n’excède pas les 20.000 euros annuels, loin du plafond des 32.000 euros imposés par le statut d’autoentrepreneur.

La plupart des personnes qui s’inscrivent sur Side sont jeunes et l’utilisent pour générer des revenus complémentaires : « Ils sont musiciens, créateurs d’entreprise, jeunes diplômés ou même encore étudiants et ont besoin de flexibilité dans leur travail », remarque Gaspard Schmitt. Pour compenser ce que certains peuvent juger comme de la précarité, la start-up assure l’ensemble de ses travailleurs indépendants avec AXA. Le salaire minimum, une fois les impôts acquittés par les « Siders », s’élève au-dessus du SMIC, avec 9,80 euros net par heure. A cela s’ajoute pour les entreprises clientes une commission de 20 % reversée directement à Side au moment de la transaction.

Guillaume Bregeras


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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