En France, le télétravail ne fait plus de sur-place

Une concertation nationale interprofessionnelle sera bientôt lancée sur le télétravail. C’est l’occasion de revenir sur cette modalité de travail plébiscitée par deux tiers des salariés d’après une enquête récente (Randstad, juillet 2016).

Une offre de télétravail inférieure à la demande ?

Originaire des Etats-Unis comme bon nombre de pratiques managériales, le télétravail s’est développé en France à partir des années 2000. « Son objectif premier est de mieux concilier la vie privée et la vie professionnelle », analyse Jérôme Bouchet, directeur des opérations du cabinet Psya, spécialisé dans l’amélioration de la qualité de vie au travail. Quand on sait qu’il s’agit d’une priorité pour les générations Y et Z, le télétravail a forcément de beaux jours devant lui. Les entreprises y voient l’occasion de renforcer leur attractivité.

Si la demande des collaborateurs est là, seuls 16% d’entre eux déclarent que leur entreprise leur propose d’avoir effectivement recours au télétravail. Les réticences de l’employeur tiennent de moins en moins à la peur de perdre le contrôle des collaborateurs. D’ailleurs, d’après Jérôme Bouchet, « les enquêtes montrent que le risque le plus important est celui du débordement de la vie professionnelle sur la vie privée. Autrement dit, les télétravailleurs sont enclins à travailler plus de chez eux que lorsqu’ils sont au bureau, à faire moins de pauses. » Les réticences des entreprises sont plutôt liées aux difficultés de mise en place : acquérir des outils informatiques spécifiques, consulter les partenaires sociaux, rédiger des avenants aux contrats de travail… Dans les pays où le droit du travail est plus flexible, le télétravail décolle plus vite. La Suède en reste à ce jour le champion.

Préparer, tester, ajuster

Dans les grands groupes ou PME qui l’ont implémenté, le télétravail récolte de très bons taux de satisfaction. « Très rares sont les entreprises à faire marche arrière. On remarque même que les populations qui n’étaient pas ciblées dans un premier temps souhaitent y avoir recours. », remarque Jérôme Bouchet, qui y voit un autre avantage pour l’organisation : « c’est l’occasion de repenser l’organisation du travail, de mettre à plat l’activité de chacun, en bref de gagner en efficacité ». En effet, le télétravail ne se décrète pas sans une réflexion en amont. La principale clé de son succès réside dans la définition du dispositif. Il faut un cadre général dans l’entreprise et des modalités de management entre le salarié concerné et son n+1. Et rien n’est figé. Des ajustements sont forcément nécessaires dans le temps.

La clé de voûte de l’édifice ? La confiance. Le télétravail n’est certes pas une activité en totale autonomie. Mais, à l’ère du digital, l’employeur doit accepter de renoncer aux modalités anciennes de contrôle de ses collaborateurs.


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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