L’IFCIC facilite l’accès au crédit des projets culturels

L'IFCIC finance tous les secteurs culturelsMéconnu du grand public, l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) est pourtant l’un des piliers du système culturel français. Sa mission : faciliter l’accès au crédit aux entreprises du secteur.

Les chiffres d’abord, qui donnent la vraie dimension de cette machine à crédit : 1 milliard d’euros d’encours (garantis ou octroyés) pour un total de 1 500 entreprises aidées ou accompagnées. Le discret IFCIC, créé en 1983, est en vérité un poids lourd dans le paysage de l’industrie culturelle tricolore. Regroupant dans son actionnariat le monde bancaire (BNP Paribas, CIC, Crédit coopératif, Natixis, etc.) aux côtés de représentants étatiques (Bpifrance, CNC, Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère de la Culture et de la Communication, etc.), cette entité se pose comme un vrai levier de financement pour les entreprises.

« La vocation première de l’IFCIC est de faire le lien entre le monde de la culture et le monde bancaire. Notre mission consiste ainsi – après analyse des dossiers – à garantir des prêts bancaires, voire à prêter directement des fonds aux entreprises », précise Florence Philbert, directrice générale de l’IFCIC. Lesdites entreprises – PME et TPE pour la plupart – doivent relever du champ du Ministère de la Culture et de la Communication. Audiovisuel, musique enregistrée, livre, spectacle vivant, création artistique, patrimoine, métiers d’art et du design, jeu vidéo, presse, mode… Tous les secteurs et acteurs du monde culturel sont ainsi éligibles.

Florence-Philbert

Florence Philbert, directrice générale de l’IFCIC – Copyright Mélanie Desriaux

Les prêts IFCIC : de 50.000 à 2,5 millions d’euros

« Nous ne concurrençons pas les banques. C’est pour cela que souvent nous intervenons sur les dossiers qui seraient refusés sans notre garantie ou qui ne serait satisfaits que partiellement. Nous complétons alors le bouclage financier. Pour autant, nous ne sommes pas dans une logique de subvention », prévient la directrice générale. « Nous jugeons au regard du projet qui nous est soumis et de la situation financière de la PME ». En fonction de ces éléments, les prêts – qui peuvent courir jusqu’à 7 ans – varient alors de 50.000 à 2,5 millions d’euros en fonction des besoins propres à chaque secteur. Accompagné d’un taux moyen fixé aux alentours de 4 % TEG et d’une période de franchise pouvant atteindre 2 ans, durant laquelle le remboursement peut être suspendu. Des conditions de garanties et de prêts souples mais pas forcément octroyées à prix cassés.

Alors, pourquoi se tourner vers l’IFCIC ? « Nous sommes un relais précieux pour les entreprises dont les dossiers sont notamment refusés par les banques traditionnelles. Ce qui est une situation fréquente pour les PME culturelles aux business-models jugés souvent trop risqués », assure Florence Philbert. Mais aussi des grandes productions culturelles comme l’entreprise CG Cinéma, qui a bénéficié du soutien de l’IFCIC dans le cadre de la production du film d’Olivier Assayas « Personal Shopper ». Idem pour la galerie d’art Thomas Bernard, la PME Lemaire (mode) et la troupe de spectacle vivant à La Marbrerie…

L’an dernier, les équipes de l’IFCIC ont ainsi étudié près de 1 000 cas d’entreprises, tous secteurs culturels confondus et prévoient une progression d’activité de 20 % en 2016.

Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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