L’économie française sur la voie de l’accélération

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L’Insee prévoit 0,3 % de croissance au premier trimestre, 0,5 % au deuxième.La consommation devrait progresser malgré le regain d’inflation.

Ce n’est qu’à la toute fin du quinquennat de François Hollande que « ça va mieux », selon la désormais célèbre formule du président. L’Insee prévoit que le prochain chef de l’Etat élu en mai profitera d’une embellie conjoncturelle. Les économistes de l’institut statistique ont indiqué, jeudi, que la croissance devrait s’élever à 0,3 % au premier trimestre 2017 et accélérer au deuxième pour atteindre 0,5 %. Car, si les incertitudes politiques ne sont toujours pas dissipées, notamment en Europe, et si le prix du pétrole a légèrement remonté fin 2016, le climat des affaires a résisté et s’est même amélioré, tant dans les pays émergents que dans les économies avancées. Un vent d’optimisme souffle chez les chefs d’entreprise, surtout aux Etats-Unis. Dans l’Hexagone, le moral des patrons s’est élevé d’un cran en fin d’année dernière. « Dans l’industrie, il est désormais au plus haut depuis mi-2011, reflétant l’amélioration de la demande extérieure », souligne Dorian Roucher, économiste à l’Insee.

Reprise du marché du travail

Les exportations devraient se remettre à progresser et le commerce extérieur, qui a été le principal frein à la croissance française en 2016, ne devrait quasiment plus peser sur l’activité au premier semestre de cette année. Ce rebond de la demande extérieure adressée à la France rend les économistes optimistes en ce qui concerne l’investissement au cours des prochains trimestres. D’autant que les conditions de financement restent favorables et que le dispositif de suramortissement a été prorogé jusqu’à avril.

La consommation des ménages devrait, elle, décélérer un peu. En effet, l’inflation devrait atteindre 1,1 % sur un an en juin prochain. « Ce regain d’inflation constaté jusqu’à février érode le pouvoir d’achat des ménages. Mais ceux-ci limiteraient leur effort d’épargne pour lisser l’effet de cette érosion sur leur consommation », explique Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee. Le pouvoir d’achat devrait stagner au premier trimestre et très légèrement grimper au deuxième, mais la consommation, elle, devrait progresser de 0,2 % puis 0,4 % au cours des deux premiers trimestres de 2017. Quant aux investissements des ménages, ils devraient aussi accélérer pour croître d’environ 1 % par trimestre, alimentant ainsi la reprise dans le secteur de la construction.

Et c’est un cercle vertueux qui est près de se mettre en place. Outre les taux d’intérêt bas, la reprise du marché du travail inciterait les ménages à investir. « La dynamique de l’emploi se maintiendrait après des créations en 2016 inédites depuis 2007. Le rythme de créations d’emplois au cours de la première moitié de 2017 devrait se monter à 40.000 par trimestre », estime Dorian Roucher. Conséquence, le chômage devrait reculer de 0,2 point et toucher 9,5 % de la population active de France métropolitaine à la fin juin.

C’est donc un paysage un peu plus ensoleillé qu’ont peint les économistes de l’Insee. A la mi-année, l’acquis de croissance – c’est-à-dire le niveau de la croissance sur l’année si le PIB stagnait au second semestre – serait de 1,1 %. En six mois, la France aurait donc réussi la performance sur l’année 2016 complète. Rien d’exceptionnel mais bien la preuve que « ça va mieux ».

 

Guillaume de Calignon

Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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