Snap, Spotify, Dropbox… : les 5 entrées en Bourse tech les plus attendues en 2017

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Tour d’horizon des cinq introductions en Bourse les plus attendues pour 2017 dans le monde de la tech.

Tour d’horizon des cinq introductions en Bourse les plus attendues pour 2017 dans le monde de la tech.

Snap veut changer de dimension

Le changement de nom opéré l’an dernier (la société s’appelle désormais Snap et édite, entre autres, l’application Snapchat) est la première étape d’une stratégie qui doit amener le groupe d’Evan Spiegel au même niveau que les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Peu après, la société californienne aux 150 millions d’utilisateurs annonçait de nouveaux produits, dont des lunettes de réalité augmentée, Spectacles, qui la font déborder de son champ initial. L’introduction en Bourse pourrait avoir lieu dès le mois de marset valoriser la firme 25 milliards de dollars.

Mais elle pourrait être mise à mal par les accusations révélées ce jeudi par la presse américaine : un ex-employé attaque Snapchat en justice et affirme que la société a gonflé certains de ses chiffres dans ses présentations aux investisseurs…

Uber veut d’abord dissiper les doutes

C’est la « déca-corne » la plus attendue. Avec une valorisation record de 68 milliards de dollars, Uber est la tête de proue de cette vague de start-up qui ont largement fait appel aux fonds privés, repoussant toujours leur introduction en Bourse. La société de Travis Kalanick pourrait encore attendre.

Les pertes atteindraient en effet un niveau abyssal: plus de 800 millions de dollars au troisième trimestre l’an dernier, et peut-être près de 3 milliards pour l’ensemble de l’année. Une année 2016 marquée par sa capitulation en Chine, où Uber a préféré vendre ses actifs à son concurrent Didi Chuxing. L’entreprise californienne est, en outre, confrontée à une grogne de certains de ses chauffeurs, et à une régulation accrue sur plusieurs marchés. Comme Airbnb, qui n’est pas plus pressé d’entrer à Wall Street.

WeWork, un candidat sérieux

Dans la foulée de Snap, voire même avant, WeWork pourrait être l’un des symboles du retour en force de la tech à Wall Street. La société loue des immeubles entiers dans les grandes villes (elle va se lancer cette année à Paris) et propose des bureaux aux entreprises et aux free lance. Son patron, Adam Neumann, a plusieurs fois affirmé qu’il visait 2017 pour une IPO.

Certains soufflent même qu’il serait prêt dès le premier semestre. Il attendrait en fait, pour donner le feu vert à l’opération, d’atteindre le cap symbolique du milliard de dollars de revenus. Ce qui ne saurait tarder. Le concept a en effet trouvé son public, à San Francisco, New York ou Londres, WeWork parvenant à fédérer autour de sa marque une communauté d’entrepreneurs et à proposer des services annexes. Seule incertitude : sa capacité à résister à une crise de l’immobilier.

Spotify, pour faire face à Apple Music

L’horloge tourne pour Spotify. Il y a dix mois, le leader mondial du streaming musical a levé pour un milliard de dollars d’obligations convertibles en actions. Ces titres avaient été assortis d’un différentiel avantageux de 20 % par rapport au prix d’introduction en Bourse… si celle-ci avait lieu en 2016. Depuis, la décote augmente de 2,5 points tous les six mois. Des conditions qui devraient pousser le suédois à ne pas trop tarder pour son IPO.

 

Cette opération devrait plutôt se dérouler lors du deuxième semestre, croit savoir Bloomberg. Pour l’heure, Spotify compte 40 millions d’abonnés payants et maintient Apple Music à distance (20 millions). Mais la société, valorisée plus de 8 milliards de dollars par son dernier tour de table en avril 2015, doit investir massivement si elle veut consolider sa position sur un marché très concurrentiel.

Dropbox, vers un retour en grâce

Les nuages sont moins épais dans le ciel de Dropbox. Valorisé 10 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds début 2014, ce « pure player » du cloud a cristallisé, un temps, le scepticisme des investisseurs sur les « licornes ». Fin 2015, le fonds T.Rowe Price a ainsi réduit dans ses comptes la valeur de sa participation dans la start-up de 50,8 %, suivi par Fidelity (20 %) et Morgan Stanley (25 %).

La jeune pousse souffrait aussi du parallèle avec Box.com, dont la capitalisation est en deçà de 2 milliards. Mais le recentrage de Dropbox sur les professionnels semble convaincre. Et payer. En juin, le patron Drew Houston a annoncé que la start-up avait généré un free cash-flow positif et approchait de la rentabilité. Des mots doux aux oreilles des investisseurs. DropBox, qui va fêter ses 10 ans cette année, pourrait bien passer par la case Bourse en 2017.

Nicolas Rauline

Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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