Xavier Zeitoun, Zenchef : « Capitaliser sur ses échecs » 

Créé il y a 4 ans, Zenchef est aujourd’hui l’un des principaux éditeurs de logiciels pour la restauration en France. Mais c’est aussi une exceptionnelle aventure entrepreneuriale, parfois semée d’embûches, qu’a vécu ses trois fondateurs. Témoignage du benjamin de l’équipe, Xavier Zeitoun.

 

Instinct Business : À seulement 31 ans, vous avez déjà vécu plusieurs vies d’entrepreneurs. Ce n’est pas si courant…

Xavier Zeitoun : Une chose est sûre : j’ai toujours été attiré par l’entrepreneuriat. Avec mon meilleur ami, j’ai créé ma première boite à 14 ans ! Une start-up, baptisée lecarrevip.com, qui proposait un agenda détaillé des soirées parisiennes. Grâce à cette aventure qui a duré 3 ans, j’ai non seulement appris le langage informatique mais j’ai compris ce qui me motivait, à savoir créer, entreprendre et donner vie à un projet… J’ai ensuite enchainé les projets, dans nombre de secteurs liés au digital.

 

xavier-zeitoun-zenchef-portraitIB : Comment vous êtes-vous forgé cet esprit d’entrepreneur et de « défricheur d’idées » ?


XZ
: À travers mes relations, mon éducation et mon parcours scolaire. Dans le cadre de mon master en entrepreneuriat à EDC Paris, j’ai en effet effectué un stage d’un an à New-York au sein de la société d’événementiel Selavi. C’est là, dans cet univers très stimulant, que j’ai été véritablement convaincu de mon destin d’entrepreneur.

IB : Quel a été le déclic pour Zenchef ?


XZ 
: L’idée m’est venue d’une application digitale, qui s’appelle Menu Pages, que j’utilisais à New-York. Elle permet de consulter toutes les cartes des restaurants de la ville. J’ai alors décidé de décliner cette idée sur Paris et de créer, avec mon cousin Thomas Zeitoun, 1001Menus, l’ancêtre de Zenchef. Une aventure entrepreneuriale que nous avons lancée alors que j’achevais mon mémoire de fin d’études sur le financement des startups. Ce travail de recherche nous aura d’ailleurs énormément aidé pour structurer 1001Menus, puis Zenchef.

IB : Tout s’est-il passé comme vous l’aviez prévu dans votre Business Plan ?


XZ
: En fait, pas du tout. Nous avons mis 10.000 euros chacun afin de développer notre premier site internet, qui a été un réel échec. Et pourtant, nous étions certains de faire mouche et de tenir un vrai concept. Ca a été un moment difficile. C’est là que nous avons décidé d’intégrer dans le projet Julien Balmont, ingénieur informatique à l’époque. Un poste qu’il quittera quelques mois plus tard pour s’investir à plein temps dans le projet.

IB : Jugez-vous « positif » ce premier échec entrepreneurial ?


XZ
: Dans tout projet d’entreprise, il est nécessaire de capitaliser sur ses échecs. C’est précisément ce qui s’est passé pour Zenchef. Nous avons essayé d’analyser les raisons de nos erreurs afin de mieux déterminer les attentes du marché de la restauration en matière de sites internet en version mobile. Nous avons choisi d’en faire notre nouveau core business ; ce qui est devenu l’offre de Zenchef que nous avons largement enrichi, en particulier en intégrant un logiciel de gestion de réservation.

IB : Zenchef compte aujourd’hui 45 salariés, plus de 3000 clients et a réalisé plusieurs levées de fonds dont 6 millions d’euros en 2015. Quelle a été la clé de ce succès ?


XZ
: La ténacité, l’envie d’entreprendre et de travailler ensemble. Mais nos ambitions ne s’arrêtent pas là. Nous n’avons pas monté Zenchef pour faire un simple coup, nous pensons sur le long terme et visons 20.000 clients à l’horizon 2020.


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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