Recrutement : six aides à l’embauche pour les PME

Prime à l’embauche, contrat unique d’insertion, contrat « starter » … les aides publiques visent surtout à inciter les entreprises à recruter des personnes faiblement qualifiées ou éloignées de l’emploi.

La nouvelle prime à l’embauche obtient un franc succès. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : il existe d’autres dispositifs censés aider les PME à recruter. Tour d’horizon avec le cabinet d’expertise comptable Exco Nexiom Paris.

#1 Prime à l’embauche pour les PME

Lancé en janvier 2016, le dispositif suscite clairement l’engouement avec en trois mois 200.000 dossiers déposés par les employeurs pour en bénéficier, selon le Ministère du Travail. Concrètement, la PME touche 500 euros par trimestre durant deux ans (soit au total 4.000 euros) si elle embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois un nouveau collaborateur. La prime ne concerne que les bas salaires, jusqu’à 1,3 fois le SMIC et pour une durée hebdomadaire de 35 heures. « On peut la cumuler avec le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) mais pas avec les autres aides à l’embauche comme le contrat unique d’insertion », précise Ida-Christelle Makanda, responsable du pôle social au cabinet Exco Nexiom.

#2 Contrat Unique d’Insertion (CUI)

Pas vraiment nouveau mais encore peu connu des entreprises, il n’est pas cumulable avec la nouvelle prime pour l’emploi. Le CUI vise un public spécifique de personnes très éloignées du monde du travail (chômeur longue durée, bénéficiaire de minimas sociaux, senior en recherche d’emploi …). Il consiste en une convention tripartite (Pôle Emploi, employeur, salarié embauché en CDI) et permet à l’employeur qui la signe de toucher une aide allant de 25 à 47% du montant brut du salaire pendant un an. Le dispositif peut être renouvelé une fois et court alors sur 24 mois.

#3 Contrat CIE « Starter »

Construit sur un modèle équivalent au CUI, le contrat CIE « Starter » a été lancé en 2015 pour aider à la réinsertion des moins de 30 ans. Il vise des profils en difficulté (bénéficiaires du RSA, issus de quartiers défavorisés, chômeurs longue durée, travailleurs handicapés). Durant deux ans au plus, l’employeur peut recevoir chaque mois jusqu’à 45% maximum du salaire brut de la personne embauchée. Concerne des CDI ou CDD avec une durée hebdomadaire minimale de 20 heures. Un dispositif géré par Pôle Emploi, les Missions locales (pour les moins de 26 ans) ou Cap Emploi (pour les travailleurs handicapés).

#4 Emplois d’avenir

Créé en 2012, le dispositif cible les 16-25 ans au chômage depuis au moins six mois au cours des 12 derniers mois, sans diplôme ou peu qualifiés (CAP/BEP au mieux). En cas de recrutement en CDI ou CDD, l’employeur en secteur marchand reçoit une aide financière équivalente à 35% du SMIC. Un tuteur chargé de suivre le jeune doit être désigné par l’entreprise.

#5 Contrat de génération

Trop compliqué à mettre en œuvre, le contrat de génération a été boudé par les entreprises. « Il y a eu également un déficit d’information au niveau des branches professionnelles », pointe Ida-Christelle Makanda (Exco Nexiom). Rappelons les grandes lignes du dispositif : l’employeur reçoit une aide de 4000 euros par an si un jeune de moins de 26 ans est embauché et que dans le même temps un salarié de plus de 55 ans est maintenu dans son emploi (CDI).

#6 Aide à l’insertion professionnelle (AIP)

Le dispositif concerne l’embauche de travailleurs handicapés de 45 ans et plus en CDI ou en CDD d’au moins six mois. La personne doit être au chômage et avoir travaillé moins de six mois consécutifs dans les 12 derniers mois précédents son recrutement. Si toutes ces conditions sont remplies, l’aide financière prévue pour l’employeur se monte à 4000 euros pour un temps plein. Pôle Emploi, Cap Emploi ou la mission locale peuvent traiter le dossier, selon la situation du travailleur handicapé. Non cumulable avec la nouvelle prime à l’embauche.

 

Bruno Askenazi

LeadGen

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