La trésorerie des entreprises au plus haut depuis 2005

Baisse du coût des matières premières et réduction des délais de paiement ont contribué à l’appréciation positive de l’état des trésoreries.

« Ca va mieux. » L’antienne du président sortant, répétée hier encore devant les cadres du Parti socialiste, rue de Solférino, est bel et bien une réalité. Plusieurs indicateurs économiques en attestent, notamment celui de la trésorerie des entreprises. Selon COE-Rexecode, la trésorerie globale des grandes entreprises et des ETI s’améliore fortement (16,5 points en mai 2017 contre 2,2 points en décembre 2016), après un creux au mois d’avril. Selon cette enquête d’opinion, menée auprès de trésoriers d’entreprise, jamais leur proportion parmi ceux qui jugent que la trésorerie globale de leur entreprise s’améliore n’avait été aussi élevée depuis 2005, date de création de l’enquête.

Comment s’explique cette embellie ? Par le cours des matières premières d’abord : « Les cours du baril de pétrole comme ceux des métaux ont fléchi depuis la fin du mois de mars », note COE-Rexecode. A cela vient s’ajouter une amélioration tangible des délais de paiement, dont la santé financière des entreprises est toujours très dépendante. Selon le dernier rapport de l’Observatoire des délais de paiement, les entreprises paient toujours en moyenne avec un retard de 11,6 jours (chiffre du troisième trimestre 2016), mais ce retard était de 13,6 jours à l’été 2015 (le plus mauvais résultat en dix ans). Cette moyenne a baissé grâce au fléchissement des grands retards de paiement (au-delà de 30 jours) qui sont les plus pénalisants pour la trésorerie des entreprises. Ce mouvement semble se poursuivre en 2017.

L’enquête de CEO-Rexecode insiste aussi sur les marges pratiquées sur les crédits bancaires. Ces marges étant orientées à la baisse, elles permettent aux entreprises de retrouver des marges pour leur trésorerie. Ce climat positif incite de plus en plus de responsables financiers en entreprise à réduire leurs lignes de crédit de précaution.

Baisse des défaillances

Ces bons indicateurs viennent s’ajouter à la baisse du nombre de défaillances d’entreprise observée au premier trimestre 2017. Et au moral des patrons, 4 points au-dessus de la moyenne de long terme, selon les derniers indicateurs.

Attention toutefois à ne pas céder à l’optimisme béat, préviennent certains économistes. Si les enquêtes d’opinion affichent toutes des signaux très positifs et encourageants, les données d’activité réelle sont encore convalescentes. Ainsi, la production manufacturière a baissé au cours des deux premiers mois de l’année. Beaucoup de chefs d’entreprise sont aussi dans l’attente des réformes promises par le nouvel exécutif.

Marie Bellan

LeadGen

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