Les start-up peinent à trouver des financements

Dans ce marché atomisé, peu d’acteurs ont les reins suffisamment solides pour racheter des start-up.

« Notre objectif avec Le Petit Ballon : faire bouger les lignes de la distribution du vin en France », explique Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-privee.com. Sa prise de participation majoritaire dans la start-up de box de vin mi-avril ainsi que le rachat de My VitiBox par le groupe de vins AdVini en juin 2016 font un peu figure d’exception dans la winetech française. On compte au mieux quelques intégrations comme le rachat de Vinocasting ou Le Vin de France par Les Grappes en 2016, mais peu de grosses prises de participation capitalistiques. Et les sociétés ne communiquant pas sur les rachats, il est très difficile de se faire une idée des montants.

Difficile également pour ces start-up de lever des fonds auprès d’investisseurs. « Il existe un trou de financement au niveau de l’amorçage pur, c’est-à-dire avant que l’entreprise ne fasse un chiffre d’affaires tangible. Beaucoup des start-up du collectif La WineTech recherchent actuellement des investisseurs et n’en trouvent pas. Les quelques arbres qui opèrent des levées de fonds spectaculaires masquent en fait la forêt des start-up, qui sont en sous-financement et ne parviennent pas à décoller », déplore Vincent Chevrier, fondateur du collectif La WineTech. « Et les effets de mode, par exemple en faveur du food delivery, n’aident pas », ajoute-t-il.

Des levées importantes

Quelques start-up arrivent cependant à tirer leur épingle du jeu. Avec son service de livraison de bouteilles de vin et spiritueux en moins de 30 minutes, Kol a levé 1 million d’euros en mai auprès de l’accélérateur Day One Entrepreneurs & Partners, et du business angel Oleg Tscheltzoff. Toujours dans la wine delivery, la start-up Goot a bouclé un tour de table de 500.000 euros en janvier 2016 auprès de professionnels de la distribution et du négoce de vin (notamment Badet Clément). Les Grappes ont procédé à une augmentation de capital de 800.000 euros en 2015, 10-Vin a levé en tout 4 millions d’euros entre 2013 et 2016 (notamment auprès d’InVivo). Avant le rachat par Vente-privee, Le Petit Ballon avait également levé 200.000 euros en septembre 2011, puis 1 million d’euros en 2013.

Plusieurs start-up disent avoir eu des propositions sérieuses de rachat auprès de gros groupes, preuve d’un marché qui pourrait bouger et se consolider dans les prochaines années.

 

Hélène Dupuy


Supplément partenaire réalisé et animé par American Express. La rédaction des Echos n'a pas participé à sa réalisation.

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